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Loi d'urgence agricole : Monique Barbut évoque un « accord » avec Annie Genevard

La ministre de la transition écologique Monique Barbut a indiqué jeudi qu'elle allait « collaborer » avec son homologue de l'agriculture sur la prochaine loi d'urgence agricole et avoir scellé « un accord très global » avec celle-ci « sur ce qu'on peut faire et ne pas faire ».

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« J'ai vu Annie Genevard cette semaine et nous avons décidé de travailler ensemble », a déclaré Monique Barbut en marge d'un déplacement en Charente-Maritime. « Le point de départ de notre travail est sur un accord très global sur ce qu'on peut faire et ne pas faire », a-t-elle dit. « Nous avons décidé toutes les deux de collaborer à l'écriture d'un projet de loi qui a été demandé par le Premier ministre et aujourd'hui nous ne divergeons pas », a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment annoncé, en réponse aux mobilisations d'agriculteurs mécontents, avoir « demandé à la ministre Annie Genevard de préparer pour le Salon de l'agriculture une loi d'urgence agricole autour de plusieurs priorités : eau, prédation, moyens de production ».

Ces annonces ont suscité des craintes parmi les défenseurs de l'environnement. France Nature Environnement (FNE) a dénoncé des mesures « qui vont peser lourdement sur l'ensemble de la population, en termes de santé, d'accès à l'eau potable, d'environnement et de finances publiques ».

Le chef du gouvernement a notamment évoqué des réunions pour étudier « les possibilités de dérogation » à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d'engrais pour réduire la pollution.

Sur « la question des nitrates, (...) le Premier ministre (...) n'a pas dit qu'on allait revenir sur les normes de nitrates. Il a dit simplement (...) - et moi là-dessus, je suis d'accord - (...) qu'il faut que les réglementations soient plus lisibles », a commenté Monique Barbut, citant aussi la question des haies.

« Simplifier la procédure ne veut pas dire pour moi une perte sur le contenu et donc c'est bien l'accord que nous avons aujourd'hui », a-t-elle assuré.

La ministre s'est par ailleurs exprimée sur le mois sans pêche dans le golfe de Gascogne, reconduit jeudi pour la troisième année consécutive pour protéger les dauphins.

« En l'absence d'autre option technique qui nous permette d'empêcher cette capture des dauphins, effectivement je pense que ces mesures-là risquent d'être à nouveau à l'ordre du jour des années prochaines », a-t-elle dit, tout en espérant « trouver un système qui empêche ces captures accidentelles ».

Le ministère de la Mer et de la Pêche avait pour sa part refusé de se prononcer sur une nouvelle fermeture l'an prochain, rappelant simplement que cette mesure n'était « pas une solution de long terme ».

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